2014.02.25.12.10.446424

Intervento in Consiglio nazionale come relatore per il completamento del Gottardo

Signor Presidente,

Signora Consigliera federale,

Care colleghe, cari colleghi,

Le Gothard est un mythe. Une montagne au cœur géographique de la Suisse, aux origines historiques de notre Pays. Au Gothard, les montagnes, les émotions, la politique et l’identité nationale se croisent et s’entrelacent. Sur cet arrière-fond, au nom de la majorité de la commission je désire d’abord contextualiser notre débat d’aujourd’hui.

Le réseau suisse des routes nationales comprend quelque 3000 ponts ainsi que 229 tunnels. Construits pour la plupart dans les années 70 et 80, ces infrastructures requièrent dans les années à venir des travaux de réfection, parfois complexes et onéreux.

En est un exemple le tunnel du Belchen, sur la A2, entre Härkingen et Bâle. Pour permettre son assainissement sans devoir réduire indûment la capacité de ce passage clé sur l’axe de transit nord-sud, l’OFROU a décidé de construire un troisième tunnel sans augmentation de capacité. Coût de l’opération : un demi-milliard, sans les frais de réfection. Personne n’a soulevé des objections à cette solution de réfection.

Une autre d’infrastructure qui doit être assainie prochainement est le tunnel routier du Gothard. Après avoir étudié en détail les différentes possibilités de réfection, le Conseil fédéral, en juin 2012, a opté, en analogie à la solution choisi pour le Belchen, pour une variante qui prévoit la construction d’un nouveau tube sans accroissement de la capacité.

Se basant sur un avis de droit commissionné par l’Initiative des Alpes au professeur Mastronardien 2011, le Conseil fédéral a aussi voulu assurer la conformité constitutionnelle d’un tunnel de réfection au Gothard en inscrivant dans une loi fédérale des règles empêchant toute utilisation ultérieure de plus de deux voies de circulation. Voici donc pourquoi nous sommes appelés à discuter aujourd’hui de cette étrange question : une modification de loi, soumise au référendum facultatif, portant sur un cas précis et spécifique d’aménagement de route national – un unicum dans notre système politique.

Trois les éléments principaux du projet de modification de loi:

–       Un, la possibilité de construire un tunnel de réfection ;

–       Deux, une limitation des capacités à une voie par tube ;

–       Trois : le système désormais testé de régulation du trafic des véhicules automobiles lourds affectés qui a été mis en place à la suite d’un grave accident en 2001.

Le projet du Conseil fédéral a déjà été approuvé par le Conseil des Etats, par 25 voix contre 16.

Par une majorité de 16 voix contre 9, la Commission des transports et des télécommunications vous invite à entrer en matière et à soutenir ce projet du Conseil fédéral. Une minorité Rytz propose de ne pas entrer en matière.

Riassumo gli argomenti principali a sostegno della posizione della maggioranza della Commissione:

  • Primo, solo la costruzione di un tunnel di risanamento permetterà al Ticino di mantenere un collegamento viario con il resto del Paese ed evitare una chiusura pluriannuale di questo collegamento d’importanza nazionale e internazionale. La nostra è una società e un’economia moderna, altamente interdipendente, nella quale fitti legami economici, culturali, familiari, professionali, sociali e funzionali legano il Ticino al Nord delle Alpi. Sono legami che hanno preso corpo anche grazie alla disponibilità di allacciamenti viari e ferroviari, e che dipendono da questi. Non si può troncare da un giorno all’altro una di queste arterie e imporre al Ticino di farne a meno per quasi mille giorni!

 

  • Secondo argomento : la sicurezza. La costruzione di un tunnel di risanamento tunnel permetterà di separare il traffico in due tunnel distinti, evitando il traffico di contro-mano e riducendo così drasticamente il rischio di incidenti dovuti a collisioni frontali, come quello che nel 2001 è costato la vita a 11 persone o quello di poche settimane or sono dove ha perso la vita un automobilista.

 

  • Terzo, grazie alla modifica della legge federale sul transito stradale nella regione alpina la limitazione della capacità di transito viene iscritta nella legge, assicurando il rispetto della Costituzione. Tornerò su questo tema.

 

  • Quarto, il rapporto costi-benefici della variante con tunnel di risanamento sono decisamente migliori rispetto all’alternativa.

Quelle serait, en fait, lalternative à la proposition du Conseil fédéral? Pour pouvoir gérer, malgré la fermeture du tunnel, les quelques 5 millions de voitures de tourisme et les 930 000 poids lourds attendus chaque année, il serait nécessaire de mettre en place une autoroute ferroviaire dans le tunnel de base, entre Rynächt (UR) et Biasca (TI) et un ferroutage entre Airolo e Göschenen pour le transfert du trafic de voyageurs. Il s’agirait de loin des stations les plus grandes et complexes dans leur genre en Europe, avec une surface de 135’000 m2 (mètres carrés), l’équivalent de 19 terrains de football. La capacité de cette autoroute ferroviaire ne serait même pas suffisante. En conséquence, les cols alpins du Valais et du Grisons seraient submergé par du trafic de déviation, sans mentionner les dégâts économiques aux Cantons du Tessin, d’Uri mais aussi dans le reste de la Suisse.

Bref : il est facile de s’opposer à une solution de réfection. Il est plus difficile de proposer une alternative qui tient la route.

 

Chères et chers collègues,

La commission a aussi évalué la question d’un péage. Elle a préféré ne pas entrer en matière, mais d’aborder la question de manière plus générale, dans le cadre du débat sur le nouveau fonds routier FOSTRA.

Je vous informe en outre du fait que la Commission a traité aussi bien l’initiative cantonale 10.301 du Canton Tessin que les pétitions 12.2078 de l’Initiative des Alpes et 12.2079 du Comité pour l’achèvement du Gothard. Ces pétitions seront donc liquidées, en conformité avec la procédure prévue par l’article 126, alinéa 2 de la Loi sur le Parlement.

 

Chères collègues, chers collègues,

Encore deux mots sur les propositions de renvoi au Conseil fédéral avant de conclure :

La minorité I Graf-Litscher demande un renvoi pour mieux vérifier la constitutionnalité et la compatibilité du projet avec l’accord sur les transports terrestres. Au sujet de la constitutionnalité, outre à l’avis Mastronardi d’autres rapports ont apparemment été commissionnés entretemps, en arrivant à des conclusions différentes. Il me semble peu probable qu’un renvoi augmentera nos probabilités de réussir à mettre d’accord les juristes de ce pays … En tous les cas, c’est le Peuple qui décidera, à la fin, et on se pliera à son jugement.

Concernant la compatibilité avec l’accord sur les transports terrestres de la limitation de la capacité à une voie de circulation, je me permets de vous signaler qu’un deuxième tunnel est en construction au Fréjus, entre l’Italie et la France, sans augmentation de capacité, mais tout simplement pour améliorer la sécurité du tunnel actuel. Cette « limitation de capacité » au Fréjus ne pose par ailleurs aucun problème à l’UE. De plus, l’ancien commissaire européen des transports Kallas a confirmé par écrit la compatibilité de la solution de réfection proposée par le Conseil fédéral avec les accords bilatéraux. Il est difficile de faire mieux.

La deuxième proposition de renvoi (minorité Graf-Litscher) est en partie dépassée par la décision du Conseil fédéral d’aller de l’avant avec le projet FORTA, qui vise à garantir le financement futur des routes nationales et du trafic d’agglomération. Je tiens en outre à rappeler que – indépendamment de notre décision d’aujourd’hui – l’OFROU reste à l’avenir responsable de classer les projets de réfection. Cela concerne également  le projet d’assainissement du tunnel routier du Gothard, selon des priorités, et sur la base de critères techniques fondés sur un système d’évaluation de la durabilité des projets. Au cas où les moyens financiers devaient manquer sérieusement, toujours l’OFROU a la responsabilité de définir un programme de rénonciation et d’ajournément, en indiquant les projets qu’il faut abandonner et ceux qu’il serait préférable ajourner, mais il le fera sur la base de critères techniques,  et non pas sur la base d’évaluations politiques ou d’alliances régionales opportunistes. Un renvoi ne s’impose donc pas.

La minorité III Grossen demande le renvoi afin que le Conseil fédéral puisse inscrire dans la Constitution l’interdiction d’utilisation des voies de circulations supplémentaires. Quoi dire ? Je crois que nous sommes tous d’accord : si un jour, une fois que les travaux de réfection seront terminés, quelqu’un aimerait proposer une abolition de l’interdiction d’utilisation des voies de circulation supplémentaires, il serait nécessaire de changer la Constitution. Cela signifie que la majorité du peuple et des Cantons doivent l’approuver.

La minorité IV Nordmann, enfin, demande au Conseil fédéral d’assurer l’assainissement du tunnel routier du Gothard sans la construction d’un tunnel de réfection. C’est le cœur du débat, et les fronts sont clairs.

 

Chères et chers collègues,

En résumant : La construction d’un tunnel de réfection sans accroissement de la capacité est une solution réfléchie, pragmatique et respectueuse de la Constitution. Elle permettra de garantir l’ouverture de cet axe majeur pour la Suisse et l’Europe pendant les travaux de réfection, ce qui contribuera à renforcer la sécurité.

Par contre, l’alternative – une fermeture pendant plusieurs années de cette liaison routière et le transfert du trafic sur une «autoroute ferroviaire» – serait un bricolage. Elle est techniquement risquée, financièrement insoutenable et contraire à l’esprit de solidarité confédéral.

Pour ces raisons, votre Commission des transports et des télécommunications, avec une majorité de 16 voix contre 9, vous recommande :

–       d’entrer en matière sur le projet, et donc de rejeter la proposition de minorité Rytz de ne pas entrer en matière

–       de rejeter les trois propositions de renvoi au Conseil fédéral et

–       d’approuver le projet lors du vote final.

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Sì alla riforma del sistema sanitario, no alla cassa malati unica

Vi è un tema ricorrente nella politica sanitaria: la Cassa malati unica. Una proposta sulla quale il popolo si è già espresso chiaramente per il NO per ben tre volte, nel 1994, 2003 e 2007, alla faccia di chi oggi (suppergiù i medesimi ambienti politici a favore della Cassa unica) sostiene che sul completamento del Gottardo non bisogna più votare poiché il popolo si è già espresso, tra l’altro non sullo stesso oggetto.

Ma torniamo alla votazione del 28 settembre, a sapere se abbracciare un cambiamento radicale del sistema sanitario, passando dalle 61 casse attuali a una sola, statale. Tra le argomentazioni avanzate dagli inziativisti, vi è quella che il sistema di concorrenza tra assicuratori malattie è inutile e genera costi superflui, mentre la Cassa unica costituirebbe un eccellente mezzo per il controllo dei costi, soprattutto quelli amministrativi, lasciando così intendere che anche i premi malattia potrebbero diminuire. I medesimi fautori affermano poi che la Cassa unica risolverebbe il problema delle riserve in eccesso, specialmente per il Ticino.

Ora, che il sistema attuale abbia delle pecche non lo nega nessuno. Che le lobbies degli assicuratori malattie siano particolarmente attive lo si è visto ancora recentemente durante il dibattito al Nazionale sulla legge sulla vigilanza degli assicuratori malattie. Che i loro rappresentanti politici nel recentissimo passato si siano strenuamente opposti a qualsiasi riforma che conferisse maggiore potere all’Ufficio federale di salute pubblica (UFSP), lo si intuisce dal continuo rimbalzo subito dalle ultime modifiche legislative. Paradigmatico quello riguardante il ristorno dei premi versati in eccesso da taluni cantoni tra cui il Ticino che sarà finalmente eseguito – dopo anni di tira e molla – il prossimo mese di giugno.

Va riconosciuto che i fautori della Cassa malati unica hanno comunque già vinto su un punto importante. Sono riusciti a costringere il Parlamento a intraprendere una vera e propria via delle riforme nel settore dell’assicurazione malattie, in particolare facendo approvare dal Nazionale durante questa sessione la nuova Legge sulla vigilanza delle casse malati.

Grazie a questa legge è stato compiuto un passo in avanti nella direzione del controllo e della trasparenza dell’attività delle casse malati.  Occorre ora vegliare che dopo la votazione del 28 settembre sulla Cassa unica, in caso di NO popolare, gli ambienti vicini agli assicuratori malattie diano prova della medesima volontà di riformare il sistema sanitario, come più volte sostenuto in questi ultimi mesi.

Ad ogni buon conto respingendo la Cassa unica il cantiere delle riforme nel campo della salute non chiude, anzi. Occorrerà infatti riprendere alcune proposte che al momento non hanno ancora raccolto la maggioranza in Parlamento, come ad esempio reintrodurre adeguati strumenti per correggere i premi pagati in eccesso, in modo da evitare il ripetersi lo psicodramma degli ultimi anni.

Lo stesso Consigliere federale (socialista) Alain Berset ha dichiarato come negli ultimi anni sono state adottate importanti revisioni (vedi anche la legge sulla compensazione dei rischi) che stanno migliorando la trasparenza e l’equità di un sistema sanitario peraltro eccellente (lo attestano i sondaggi sulla qualità percepita dai pazienti), che ha però delle pecche di gioventù da correggere. Non va altresì dimenticato che la LAMal non ha ancora festeggiato i suoi primi 20 anni e sarebbe davvero improvvido abbandonare questo sistema, ancorché perfettibile, per compiere un salto nel buio verso un modello monopolista, le cui esperienze in altri paesi è all’origine di grandi iniquità.

Vi invito pertanto a votare NO il prossimo 28 settembre per poter continuare sulla strada delle riforme nel campo delle assicurazioni malattie, senza dover per questo statalizzare l’intero sistema sanitario svizzero.

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Saluto in occasione dell’inaugurazione dell’esposizione Andy Rocchelli

Monte Carasso, Spazio Reale, 19 settembre 2014

 

–        Fa stato il discorso pronunciato –

Gentile famiglia di Andy

amiche e amici di Andy e di Spazio Reale

tra i numerosi discorsi, interventi e saluti che ho portato nella mia trentennale carriera politica, questo è il primo che rivolgo all’inaugurazione di un’esposizione fotografica.

Ho quindi raccolto l’invito con grande piacere ma anche con un sentimento frammisto di rispetto e umiltà.

Rispetto perché esprimersi di fronte alle immagini e al lavoro che ci ha lasciato un giovane fotografo ucciso dalle schegge di un mortaio all’età di appena 30 anni, ci dovrebbe invitare al silenzio o quanto meno  a soppesare ogni parola per evitare di svilirne la memoria e la testimonianza che ci lascia.

Provo anche un sentimento di umiltà di fronte alle immagini, ai pezzi di storia che Andy Rocchelli ha colto attraverso il suo obiettivo. Sono foto dure, alcune violente, ma maledettamente vere. Sono foto crude perché la guerra che raccontano è brutale, e deprecabili sono la violazione dei diritti umani e le ingiustizie soprattutto quando compiuti contro i più deboli.

Del resto, come è stato ricordato, il fotografo è colui che racconta le storie senza ricorrere alle parole, ma solo attraverso alle immagini. Non ho perciò la presunzione di formulare un giudizio sulle fotografie, ma desidero esprimere alcune mie considerazioni personali suggerite dalla visione di questa esposizione. Pensieri che mi colgono durante i toccanti reportages di Gianluca Grossi. Mi chiedo sempre se un reporter quando guarda attraverso l’obiettivo e scruta per fissare l’inquadratura migliore pensa alla morte. Alla morte che potrebbe coglierlo di sorpresa mentre svolge la sua missione, una missione di vita come lo era per Andy.

Nel confort del nostro vivere quotidiano, quale forza della passione può muovere un giovane uomo a rischiare la vita per raccontarci un pezzo di storia?

Eppure questo bisogno di testimoniare la verità tramite le immagini riveste un immenso valore per noi che ci muoviamo in condizioni di vita privilegiate, e di cui a volte e senza motivo ci lamentiamo.

Non possiamo quindi rimanere indifferenti di fronte a chi rischia la propria vita per delle sequenze che ritraggono violenza, isteria, degrado e desolazione umana.

Il valore di queste immagini risiede infatti nella loro capacità di aprirci agli altri, di parlarci e di comunicare a noi cose, luoghi e situazioni che crediamo lontanissime dalla nostra realtà e che invece non lo sono. Sloviansk, la località dove Andy Rocchelli è stato ucciso, è a una trentina di ore di auto da qui (circa 2800km, la medesima distanza tra Monte Carasso-Madrid e ritorno), nel centro dell’Europa.

Per noi politici, concentrati sui problemi del nostro Paese, il che non è di per sé sbagliato, queste immagini ci smuovono, sollecitano la nostra immaginazione e sensibilizzano di fronte a un fenomeno grave. Aiutano ad inquadrare una tragedia ed agire con gli strumenti che abbiamo a disposizione, invero non molti.

Ad esempio, presentando atti parlamentari al Governo federale per chiedere chiarimenti, invitarlo a una presa di posizione e agire stanziando aiuti umanitari. Purtroppo i pregi e i limiti della nostra democrazia non ci consentono margini manovra più ampi, ma è già qualcosa.

Recentemente, dopo aver visto immagini e reportages riguardo la sofferenza delle minoranze cristiane nel Medio Oriente, ho presentato un’interpellanza per chiedere al nostro Governo cosa ha intrapreso per aiutare queste popolazioni così duramente colpite. Questo per dire che le testimonianze di voi fotoreporter (rivolgendoti a Gianluca) contribuiscono a svelare una realtà a noi ignota, e inducono noi politici ad agire con gli strumenti democratici a disposizione.

 

Più in generale la forza delle fotografie ha anche un carattere simbolico. Chi non ricorda la foto che ritrae un piccolo uomo cinese in mezzo a Piazza Tiananmen che ferma la fila di carri armati? Questo scatto è diventato un’icona, un simbolo dell’uomo che sfida uno Stato dispotico e protesta contro la corruzione e la mancanza di libertà di espressione in Cina.

Questa è cari amici la forza del fotogiornalismo: quella di poter cambiare la percezione di un problema e di darle una lettura più universale.

Voglio concludere con un dilemma che mi ha tormentato riordinando questi pensieri: nel bombardamento mediatico cui siamo sottoposti, in cui le immagini arrivano a centinaia, migliaia, all’interno delle nostre sicurezze, qual è la differenza tra le fotografie di questa esposizione e quelle che ci impongono sino alla nausea i telegiornali della sera?

A mio modesto giudizio la linea sottile che li separa è la loro capacità di risvegliare le nostre coscienze: quelle del TG scivolano come l’acqua sui sassi, quelle viste stasera ci spingono a fareciò che davvero dovremmo fare: porre e porci delle domande!

Se il mondo mediatizzato rischia di anestetizzare le nostre coscienze queste fotografie hanno il pregio di risvegliarle.  Più le guardo più queste immagini mi si appiccicano addosso e fanno male, perché lasciano una memoria.

Allo stesso tempo occorre però riconoscere che il fotoreporter da solo non riesce a risolvere i conflitti. Tocca ai politici intervenire, e in questo la piccola Svizzera ha uno spazio di manovra limitato, se non quello di invitare al dialogo o apportare aiuti per alleviare le sofferenze.

In tal senso, le foto aiutano le coscienze di noi politici a rimanere vigili sui drammi che accadono a qualche centinaia di chilometri alle nostre frontiere. Dopotutto i fotoreporter sono persone che per noi vanno attivamente a caccia di storie, e le storie raramente accadono fuori dalla finestra.

Un augurio sincero a tutti voi di poter apprezzare questa esposizione e di fare tesoro di tutte le domande che sollevano affinché il sacrificio di Andy Rocchelli assuma quel valore simbolico ed universale che giustamente gli spetta.

 

Fabio Regazzi

Consigliere nazionale

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Interpellanza – Persecuzioni dei cristiani da parte degli estremisti dell’IS: cosa fa la Svizzera?

Testo:

I cristiani perseguitati chiedono aiuto e di poter restare nelle loro terre, dove risiedono da oltre 2000 anni. Chiedo al Consiglio federale:

– cosa pensa il DFAE di queste persecuzioni?

– intende attivarsi maggiormente per proteggere chi è minacciato dalla cieca violenza dei fondamentalisti dell’IS?

– quali spazi di manovra sussistono per influenzare un intervento da parte della comunità internazionale?

– quanti aiuti svizzeri sono stati distribuiti presso le popolazioni cristiane rispetto agli altri gruppi di popolazione residenti nelle regioni del vicino e Medio Oriente?

– è d’accordo di rafforzare la politica umanitaria elvetica a sostegno delle popolazioni cristiane del vicino e medio Oriente?- Come valuta la pericolosità del fenomeno jihadista in Svizzera?

– È intenzionato a rafforzare le misure legislative e di intelligence per prevenire e contrastare il jihadismo?

– Viste le ramificazioni internazionali, quali collaborazioni sono in atto con gli altri Stati europei?

 

Motivazione:

Negli anni Ottanta, i cristiani in Iraq erano 1,4 milioni. Oggi, a voler essere ottimisti, ne sono rimasti 400mila. La persecuzione in cui stanno sprofondando è la dimostrazione di un fallimento della politica internazionale.

Dal ritiro degli Stati Uniti dall’Iraq (2003) chiese e comunità cristiane sono costantemente sotto attacco. La pulizia etnica approfitta del disinteresse della comunità internazionale per attecchire. È ad esempio già accaduto in Turchia con gli armeni, nella Germania nazista con gli ebrei e nei Balcani con i bosniaci musulmani. Questi fallimenti dimostrano che non sappiamo tradurre gli errori in esperienza.

Storicamente il Medio Oriente è stato un luogo di pluralismo religioso, sociale ed etnico: comunità con credenze religiose molto diverse, con origini etniche e sociali diverse, hanno creato un ricco tessuto di esperienze e tradizioni umane. Questo tessuto è ora stato distrutto e la situazione è tanto grave da richiedere una risposta collettiva. Le Nazioni unite rimangono il miglior meccanismo a nostra disposizione per un’azione collettiva in risposta a minacce urgenti a livello internazionale, anche se conosciamo molto bene le difficoltà a compiere delle azioni attraverso questa comunità di nazioni. Oltre ad una presa di coscienza collettiva verso queste persecuzioni, ancorché tardiva, è auspicabile che il nostro Paese rafforzi la sua strategia di aiuto nei confronti di queste popolazioni, seppur nelle difficoltà legate dalla tragicità delle violazioni perpetrate dagli estremisti sunniti dello Stato islamico.

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Domanda – Jihadismo in Svizzera: quali misure per contrastare il fenomeno?

Testo:

Riguardo le dichiarazioni del 7 settembre del procuratore generale della Confederazione M. Lauber circa il reclutamento di 40 svizzeri o residenti nel nostro Paese da parte di organizzazioni jihadiste, chiedo:

– Come valuta la pericolosità del fenomeno jihadista in Svizzera?

– È intenzionato a rafforzare le misure legislative e di intelligence per prevenire e contrastare il jihadismo?

– Viste le ramificazioni internazionali, quali collaborazione sono in atto con gli altri Stati europei?

Risposta del Consiglio federale del 15.09.2014

Il Servizio delle attività informative della Confederazione afferma nel proprio rapporto sulla situazione 2014 che la maggiore minaccia terroristica per la Svizzera è costituita dal terrorismo jihadista. Benché tuttora la Svizzera non figuri tra gli obiettivi dichiarati e prioritari dei gruppi jihadisti, occorre considerare che eventuali atti terroristici potrebbero essere perpetrati anche da singoli individui ideologicamente radicalizzati e che i cittadini e le cittadine svizzeri all’estero potrebbero diventare vittime di rapimenti o attentati di stampo terroristico. Fedpol precisa nel proprio rapporto annuale sul 2013 che al momento non sussiste alcun indizio riguardo alla pianificazione o preparazione di un attentato in Svizzera. Gli estremisti violenti di matrice islamista tendono soprattutto a servirsi del nostro Paese come base di supporto per il finanziamento, la propaganda e la logistica.

Il Consiglio federale prende atto costantemente della situazione di minaccia jihadista e Valuta la necessità d’intervento. Soprattutto in materia di raccolta d’informazioni e prevenzione riscontra lacune evidenti, che dovrebbero essere colmate dalla nuova legge sul servizio informazioni, il cui messaggio è stato adottato dal consiglio federale in febbraio 2014. Ulteriori lacune nell’ottica del perseguimento penale sussistono nella sorveglianza della telefonia via Internet e potrebbero essere colmate grazie alla corrente revisione della legge sulla sorveglianza della corrispondenza postale e del traffico delle telecomunicazioni. Con un decreto del 2010, il Consiglio federale ha peraltro già provveduto a rafforzare l’attività di monitoraggio e di contrasto alle attività jihadiste in Internet. Infine, ai fini della lotta contro il reclutamento e l’addestramento di terroristi, l’11 settembre 2012 il Consiglio federale ha firmato la Convenzione del Consiglio d’Europa per la prevenzione del terrorismo. Nel quadro della ratifica e dell’attuazione della Convenzione viene attualmente vagliata l’introduzione di una o più disposizioni penali che puniscano gli atti preparatori del terrorismo.

Nell’ambito della lotta al terrorismo, la Svizzera coopera ormai da anni in modo stretto ed efficace con gli altri Stati europei. Fedpol è ad esempio membro del Police Working Group on Terrorism di orientamento operativo e degli altri Analysis Work Files di Europol che si occupano di questo tema. Anche il Servizio delle attività informative della Confederazione partecipa a organi analoghi costituiti in seno al raggruppamento dei servizi d’informazione a livello strategico, infine, la Svizzera garantisce il proprio impegno in prima linea nel quadro dell’ONU, dell’OSCE e del Global Counterterrorism Forums.

2012.05.17.03.20.234801 (1)

Domanda- Ritardi messa in esercizio del tunnel di base del Ceneri: cosa intende fare il Consiglio federale?

Testo:

La messa in esercizio del tunnel del Ceneri potrebbe slittare al 2023. I maggiori costi derivanti dai ritardi potrebbero aggirarsi addirittura a 144 mio CHF. Senza contare le ripercussioni sulla futura offerta ferroviaria, sia per la politica di trasferimento delle merci, sia sul traffico regionale.

Chiedo al CF se, nel rispetto della separazione dei poteri, intende intervenire, e se sì come, presso il Tribunale federale per invitarlo ad sbloccare la situazione dal punto di vista ricorsuale?